Entrainement - Partie 1 - Interview de Jean-Baptiste Quiclet - Equipe cycliste AG2R La Mondiale

Entrainement – Partie 1 – Interview de Jean-Baptiste Quiclet

Aujourd’hui la priorité est de prendre de la hauteur et de donner un sens à notre quotidien pour freiner l’épidémie et rester chez soi. Il y aura un deuxième temps quand la situation sera plus simple pour retravailler spécifiquement pour nos objectifs futurs.

Comment vis-tu cette situation ?

A la fois la situation est extraordinaire du point de vu logistique. On a jamais rencontré ça par le passé. Et à la fois nous les entraineurs, nous avons l’habitude de travailler à distance, en télétravail, ne jamais avoir la proximité du quotidien avec les athlètes. Donc cette relation à distance pour nous n’est pas nouvelle dans la mise en œuvre des programmes pour les coureurs. Cela ne diffère pas beaucoup du préparation hivernale.

Quelles ont été les mesures prises par l’équipe ?

La priorité est de garantir la santé de nos coureurs et de l’équipe tout simplement. C’est vraiment de l’entretien physique et athlétique. C’est plus une situation transitoire qu’une phase de développement ou de préparation optimale.

L’équipe a pris le parti de donner du temps aux coureurs de se préparer se confinement en famille d’un point de vu logistique et pour qu’ils puissent prendre du temps pour prendre soin de leur famille pendant 15 jours.

Comment avez-vous adapté les programmes d’entrainement ?

Chaque entraineur a la charge de 7-8 coureurs en suivi individuel. Ils ont un contact quotidien. Nous avons mis en place au travers de notre entraineur – préparateur physique Stephen Barrett, un programme de musculation quotidien ou quasi-quotidien pour les athlètes.

Nous avons mis en place aussi des séances de home trainers avec aujourd’hui la technologie qui nous aide beaucoup avec des séances guidées voire pilotées.

Toutes nos données d’entrainement sont synchronisées sur notre plateforme d’entrainement ce qui nous permet d’avoir un suivi précis sur l’évolution de la condition de nos coureurs.

On a mis en place 2 entrainements collectifs sur une plateforme virtuelle, les jeudi et les samedi, fermés à l’équipe pour rouler ensemble et garder un lien social avec tout le monde.

Comment arrivez-vous à travailler la motivation des coureurs ?

C’est tout le rôle de l’entraineur. D’arriver à casser au maximum la monotonie dans la constitution des entrainements. Cela veut dire : varier les exercices, toujours donner un fil rouge, des objectifs précis de la journée.

La proximité avec eux est importante pour ne pas qu’ils se sentent isoler. La structure avait déjà mis en place un contact régulier avec un entraineur ou un directeur sportif.