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TDF- Et5 : une journée dantesque!

 

La 5e étape entre Ypres et Arenberg s’annonçait spectaculaire avec neuf secteurs pavés au programme.

La pluie a toutefois poussé les organisateurs à supprimer deux secteurs du parcours afin d’assurer la sécurité de la course. La tension était palpable au sein du peloton et les conditions météo ont entraîné de nombreuses chutes. A noter d’ailleurs l’abandon du vainqueur sortant : Christopher Froome.
La victoire d’étape est revenue à Lars Boom. Vincenzo Nibali a conforté son maillot jaune en terminant avec plus de 2’30’’ d’avance sur Alberto Contador. L’italien a impressionné tous les observateurs par son agilité sur les pavés.
L’équipe AG2R LA MONDIALE est parvenue à limiter les dégâts en plaçant notamment dès le départ Samuel Dumoulin dans l’échappée. Ce dernier a été victime d’une chute sans gravité, au même titre que Sébastien Minard et Matteo Montaguti. Derrière, Romain Bardet et Jean-Christophe Péraud se sont accrochés pour rester au contact des meilleurs. Romain termine à 2’28’’ de Boom. Jean-Christophe Péraud a malheureusement été ralenti par une crevaison et concède 3’46’’.  Les deux leaders de la formation de Vincent Lavenu conservent ce soir toutes leurs chances pour le classement général avec de belles étapes de montagne en perspective.

La réaction de Romain Bardet(11ème au classement général à 2’11’’) à l’arrivée : « C’était une étape de fou ! Je n’avais encore jamais fait un truc comme ça en vélo, c’était vraiment épique. Je savais que ça allait frotter dès le départ et Froome en a d’ailleurs fait les frais.  Il y avait trois centimètres de boue dans le premier secteur, on roulait sur des œufs. Je me suis même demandé si je n’allais pas piquer un VTT à un cyclotouriste venu voir la course pour avoir un peu plus de stabilité ! Je sors de ce premier secteur avec le premier groupe mais j’ai été obligé de mettre un gros coup de frein avant le 2e secteur. Je rentre en quarantième position et à partir de là chacun essaie de rester sur ses deux roues pour garder sa place. J’ai rarement vu un revêtement aussi glissant. Moi qui n’ai aucune expérience des pavés je ne m’en sors finalement pas si mal. Je ne suis pas tombé et je limite bien les dégâts.
A chaque jour suffit sa peine. Il y aura également du stress demain, peut-être un peu moins qu’aujourd’hui mais avec le vent on ne sait jamais. Même si je suis dans les clous (sic) pour le classement général j’ai quand même perdu un peu de temps sur certains rivaux directs pour le Top 10. Il faut rester concentré et ne pas baisser sa vigilance, c’est le propre du Tour de France. »


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