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Les coulisses de la préparation d’une étape

Didier Jannel qui a dirigé l’équipe AG2R LA MONDIALE lors du dernier Giro, explique tout le travail effectué en amont de chaque étape. Décryptage. 

 « Sans connaissance du parcours, aucune stratégie possible »

Le 5 mai dernier, le peloton s’élançait d’Alghero pour la première étape du centième Giro d’Italie. Pour Didier Jannel, présent avec Laurent Biondi dans la première voiture de directeur sportif, pas de surprise : ces routes, il les a déjà parcourues de manière virtuelle. « Sur une course comme le Giro, chaque étape représente environ quatre heures de travail en amont » explique t-il. 

Dès la publication du parcours, ce dernier décortique chaque journée :« Je retrace les étapes sur Open Runner. Je bosse également sur des images satellites, je regarde la largeur des routes, la forme, s’il y a des pavés, si la route est dégradée. » Les points clés font l’objet de copie d’écran et sont ensuite diffusées lors du briefing. 

La préparation des étapes peut aussi se traduire par une caméra embarquée. Lors du dernier Tour du Pays Basque, la direction sportive prend même le pari de filmer le final technique de la 5e étape avant le départ. Quelques heures plus tard, Romain Bardet terminait 2e derrière Alejandro Valverde.
 
Dans cette quête de la performance, l’équipe AG2R LA MONDIALE s’est attachée les services de Didier Lanne, météorologue, qui collabore également avec l’équipe de France de biathlon.
Jannel : «La veille de courses, nous recevons une météo précise. On connaît le sens du vent, si la route est humide ou pas. Nous avons également une prévision des températures. Les infos peuvent également être réactualisées durant la journée. » 
Appréhender les éléments extérieurs et tenter de les maîtriser implique une mobilisation quasi générale du personnel présent sur place : « Les infos météo nous permettent d’organiser le travail des assistants qui seront sur le parcours avec parfois des bidons de thé, des vêtements chauds… » Lors de la 16e étape du Giro où les coureurs ont dû affronter la haute montagne avec notamment l’ascension du Stelvio (2758 mètres) : «Des températures entre 6 et 8 degrés étaient annoncés au sommet. Si tu n’es pas organisé pour cela, le résultat final peut être plombé. »

Le briefing, dernière étape avant le départ 

Avant le vrai départ de la course, ultime étape de préparation pour la direction sportive : le briefing dans le bus. 
Chaque briefing est divisé en trois temps : « La météo et les horaires de la journée, des choses assez basiques. Ensuite, nous abordons le parcours et enfin la stratégie. Sans connaissance du parcours, aucune stratégie possible » confie Jannel.
La première partie de la journée se termine dans l’intimité du bus de l’équipe AG2R LA MONDIALE. Un face à face entre les coureurs et les hommes de l’ombre. Du virtuel au réel. Place à l’action. 

Crédit photos: Yves Perret / www.ypmedias.com

 
 

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