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La veille scientifique

La veille scientifique : décrypter et analyser avant la performance

Jean-Baptiste Quiclet, directeur de la performance, s’entoure de trois entraîneurs avec pour chacun d’entre eux, des domaines de compétence bien définis.

Samuel Bellenoue, ancien duathlète de haut niveau et étudiant / chercheur à l’Université de Lausanne, a notamment en charge la vieille scientifique.

Le Franc-Comtois explique son travail depuis deux ans au sein de l’équipe AG2R LA MONDIALE : «Je reste attentif à ce qui peut se faire dans les autres sports d’endurance et qui seraient transposables au cyclisme, mais également ce que peuvent faire les autres équipes…»

Dans un sport professionnel où chaque détail compte et où des destins peuvent se jouer pour quelques centièmes, la veille scientifique permet de rester en alerte sur l’évolution des méthodes d’entraînement : « J’ai un œil sur les articles scientifiques et les médias quoi abordent la problématique d’entraînement. »
Bellenoue qui étudie également les effets de l’entraînement en altitude reprend : « Il y a quelques mois un article est sorti en avançant que l’hypoxie ne fonctionnait pas, voire qu’elle était néfaste pour l’athlète. En prenant le temps d’analyser les choses, on s’est aperçu que l’étude avait été menée à des hautes altitudes approchant les 4000 mètres. Il n’y avait donc rien d’étonnant à leur conclusion.»

Dans un monde rythmé par les réseaux sociaux, les informations circulent en permanence. Et cela peut comporter des risques : «Les jeunes coureurs sont tous sur les réseaux sociaux. Cela peut leur arriver de tomber sur un article qui vante les mérites de telles ou telles choses révolutionnaires. Je suis là pour essayer d’apporter un éclairage scientifique et écarter les pistes qui ne sont pas viables. »

Prendre le temps d’analyser chaque nouvelle donnée. Voilà l’une des clés pour viser encore plus haut.

Crédits photos: Vincent Curutchet et Jean-Louis Carli

 

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